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 Creation

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Solyma
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Localisation : France
Date d'inscription : 22/05/2007

MessageSujet: Creation   Dim 24 Fév - 22:18


Tandis que l’orange lumière se cache des hommes, du sang froid et noir s’écoule. Une feuille d’érable rouge éclabousse la chaussée d’un écarlate puissant. Puis le vent l’entraîna , laissant sur son chemin des airs quelques gouttelettes de sang. Un voile gris se mit à envahir les ruelles, puis la ville toute entière. Enfin le noir s’abat, un dernier signe fébrile de vie, puis la Lune s’incline pour s’en aller mourir.

Un bar café qui regorgeait à son habitude d’une fourmilière humaines ; emplit de tas d’activités totalement inutiles. On en sort ivre mort ou bien on n’en sort pas. Un groupe joyeux par l’alcool joue au carte, de l’argent passe, insignifiant.
Quelques lampadaires éclairent encore, leurs blancheur est éblouissante. Tous dans cet endroit perdent leurs temps, oublient leurs misérables mondes, s’auto détruisent. Ils n’ont presque pas besoin de lui. Pourtant il se tient là, devant la porte. Son manteau noir trop grand pour lui est inondé de lumière, on ne distingue pas ses contours.

Les heures passent, le noir enveloppe, les pierres du sol se refroidissent. Des cris ne se tarissent pas, les illusions de joie sont présentes, insignifiant.
Les premiers clients complètement déconnecté de leurs pensées, ignorant à même leurs noms se doivent de sortir, il faut qu’ils extériorisent.

Amandil s’éloigne doucement, chaque pas refroidis davantage la pierre. Il ne fixait point le moment de leurs départs afin de savourer à long traits les derniers moments de leurs existences et de recueillir toutes ses forces, à l’exemple d’un ancien, pour sentir leurs âmes s’échapper.

La porte s’ouvre, les cris sont amplifiés, la lumière inonde davantage le sol accompagnant le rejet de leurs tripes, le reflux de leurs vérités. Amandil s’approche, ils sont deux, ils sont ridicules, n’ont pas de vie, leurs yeux sont ternes, ils vomissent. On dirait un semblant de gâteau quelques temps avant qu’il ne soit moulé. Un simple bras pour proposer d’appui. Le premier homme sur les genoux l’accepte, un simple sourire d’un air hébété.

Il porte un smoking gris tacheté de son propre refoulement, des lunettes rayés et un crâne chauve, il est grand. S’aggripant au bras du nouveau, il tire un sourire, sans savoir pourquoi. Insignifiant.

Amandil le soulève, malgré son poids, les efforts ne sont pas vains. L’autre camarade est là, il vomit lui aussi. A peine debout, Amandil sort un poignard d’un pli inimaginable, le sang refoule en le corps, les lunettes tombent sur le sol. Arrachant la chemise et le veston, puis il retire son couteau planté au niveau du nombril. Une entaille profonde de cinq centimètres se révèle, il sourit, puis replante la lame dans les côtes gauche avec davantage de force. Le sang lui coula à même sur les mains, il jetta le corps inerte au sol tout en accompagnant le mouvement du futur macchabée, il reprend son arme et enfonce encore davantage, il sent les pierres du bout de la lame, elles semble asséchées. Alors, dans un ultime effort, il se met du côté droit à genoux, et tire vers lui. Il sent le premier contact avec les côtes, face à cette résistance, un enchaînement de coup de poings fit entendre un bruit brisé. Il pu continuer à découper, une légère résistance lors du découpage du foie, il était abondamment chargé en sang, un geyser étincela pendant quelques secondes. Puis il perça le premier poumon, un espace vide de sang, il cracha dedans et le trancha avec grande facilité. La colonne vertébrale se fit sentir, il ne tenta rien et passa par dessus pour finir la coupe droite. Il vit un boyau qui cherchait l’air libre, poussé par un tumulte bouillonnant de sang. Belle métaphore que de voir de l’eau bouillir pour cent degré, les bulles sont identiques, seul le liquide et la température ne sont point les même.

Amandil prit le boyau tranché dans une main et tira, un bruit tel la fin d’un verre que l’on aspire avec une paille se fait entendre, il rit a présent. Prenant ce tube conducteur de déjection entre ses dents, il arrache le pantalon de cet homme. Voulant mieux apercevoir son acte, il trancha d’un coup sec le pubis puis il fit une croix nette au même niveau pour pouvoir saisir la peau de chaque côté et la tirer avec ses doigts. Le sang masquait la chair nettement découpée, il s’énerva donnant des grands coups de couteau à la verticale. Saisissant tout ce qu’il pu avec ses doigts, il tira en arrachant la vessie et les boyaux, ivre de rage dans cette salade de chair, d’os, d’organes … et de sang. Ses mains se réchauffaient et glissaient, il les plongea au niveau de la vessie, et tira d’un coup sec tout ce qu’il tenait. La résistance de la peau accroché à la chair… Encore plus fou de rage, il lâcha le tout et une fois debout, donna des coups de pieds sauvages, faisant gicler autant de sang qu’une salade de fraises et de framboises accompagné de coulis qui ne pouvait cependant satisfaire sa soif.

Avec un regard de fou, il observa son œuvre.
Les dalles étaient noires de la nuit, froides. Certaines disparaissaient sous une étendue de sang titanesque. Des morceaux de boyaux étaient disposés ci et là, tandis que des bulles sortait de la mare de sang sur ce qu’il restait du ventre de la victime. Les poumons ne devaient pas être complète ment vidés. Toute la partie des tétons au genoux était en morceau. On ne voyait rien, seule la tête était intacte. Un oubli...

Amandil s’avança vers le front, une flemme immense s’empara de lui. Il ouvrit simplement la bouche et découpa des deux côtés les joues. La face se décomposé en 2 parties, retenue à peine par quelques ligaments qu’il s’empressa de trancher. Il serra la mâchoire entre ses doigts, et l’arracha. La langue se révulsa face au flot de sang qui voulait pénétrer la trachée, il avalait sa propre langue, alors qu’il n’avait plus de vie. Amandil donna un coup bien net, tranchant cette fois ci le nez, crevant les deux yeux qui ne voyaient plus depuis longtemps. Il prit un œil entre ses doigts et le serra, un liquide s’écoula, formant des taches transparentes dans la flaque trônant dans la gorge ensanglanté. Elles disparurent, inférieures en nombre contre ses hémoglobines.

Il sourit, se plaça les genoux de chaque côté de son cou, abattit son arme dans le front, le même bruit qu’une vieille branche qui se casse, les esquilles d’os giclent dans un ouragan écarlate, il laissa là cette lame fiché en son crâne, tel une antenne sur un corps inerte.

Le moment était venu où il allait expier toutes ses inconséquences. Dans son délire il avait été jusqu'à désirer d’éprouver un malheur, pour avoir du moins un objet réel de souffrance ; épouvantable qui ne s’est que trop exaucé.

S’agrippant alors au côtes défoncés du cadavre, Amandil plongea sa tête dans ses entrailles ou le sang bouillonnait toujours. Le liquide épais encerclas son visage, le goût de l’aluminium, si fort. Le bouillon devint un magma, le souffle d’un assassin le faisant bouillir davantage sous des bulles d’oxygène. Alors que le soleil se levait à présent, ses poumons s’empifrèrent de sang jusqu'à sa propre fin.
Insignifiant.

Sans penser à ces hommes trop sourds
Sans voir le matin qui se lève

J’ai beaucoup de haine

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